Après la Belgique (depuis février 2003) et les Pays-Bas (depuis décembre 2000), la France franchira-t-elle le pas du mariage civil homosexuel ?
Un "Manifeste pour l'égalité des droits" a été adressé aux "Parlement, juges et maires français", proposant "de suivre l'exemple donné par le maire de San Francisco". La cour suprême de Californie vient toutefois d'interdire ces unions célébrées depuis un mois par cette municipalité américaine (3 700 unions entre le 12 février et le 11 mars 2004).
En France, le 31 mars 2004, plusieurs élus de gauche, dont Jacques Boutault, maire du IIe arrondissement de Paris, et Noël Mamère, député-maire de Bègles, ainsi que trois adjoints au maire de Paris ont annoncé qu'ils étaient prêts à célébrer des mariages homosexuels.
L'agression dont a été victime un homosexuel, dans le nord de la France, a déclenché cette offensive des militants gays. Un collectif de juristes a par la suite publié un manifeste qui demande une réelle égalité des droits entre couples hétérosexuels et homosexuels.
Il considère que "toute politique discriminatoire à leur égard" serait homophobe, en particulier le fait de "refuser l'accès des gays et des lesbiennes au mariage, à l'adoption et à la procréation médicalement assistée". Les juristes fondent leur argumentation sur le Code civil (instauré il y a deux siècles), qui ne définit pas le mariage comme une union entre un homme et une femme.
En Europe, dès 1989, le Danemark et, depuis 1995, la Suède ont permis aux homosexuels de nouer des "partenariats civils". Une mesure qui vient également d'être votée par la Grande-Bretagne. Des équivalents au PACS français existent aussi en Norvège, en Hongrie, au Portugal, en Allemagne et en Croatie.
Si les Français sont majoritairement favorables au PACS et pas réellement hostiles au mariage homosexuel, la question de l'homoparentalité reste en revanche très contestée. Or, c'est bien de cela qu'il s'agit - aussi - lorsque l'on parle de mariage...
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